Minimaliste, mélodieux, progressif, techno ou électronica, le premier long jeu de Jesse Somfay soulève plusieurs questionnements sur sa profonde identité. À limage du label Archipel, ce périple de 73 minutes, plonge son auditeur dans un moment de sérénité et démotions. Soutenu par de longues mélodies répétitives et hypnotisantes, les pièces se défilent lentement telles des tableaux inspirés dune image riche que lon pourra facilement transposer en expérience sensorielle. Armé de sa guitare et dune multitude deffets, Somfay transporte sournoisement son passager dans une ambiance utérine, dune rare maturité pour un aussi jeune compositeur. Légèrement candide ou simplement inspiré, Somfay suggère coup après coup, des morceaux qui laissent en tête une trame pour le reste de la journée. On verra des ressemblances et des influences qui rappelleront légèrement, Depeche Mode ou encore, une version chic et corrigée dune musique New Age sophistiquée. Son approche est dapprivoiser son auditeur par des trames répétitives qui se développent selon une structure simple tout en évitant le cliché.